Eglise Saint-Jean-Baptiste

Place du Bourg XII-XVII-XVIII siècles

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Sur la route de la Fougère à Champvert, aussitôt après avoir traversé le pont du canal, en allant vers le bourg, s’élève parallèle au canal l’église de Champvert.

C’est une petite église de campagne construite au XII siècle, au clocher fin et élancé, haut d’une vingtaine de mètres, de style simple avec ses murs très épais, percés de petites fenêtres étroites.

Elle fut construite au XII siècle, et comme toutes les églises de cette époque, c’est une copie des halles ou « basiliques romaine qui se composent d’une longue galerie droite ». La nef ainsi appelée parce que le plafond en voute rappelle la carène d’un vaisseau (le mot nef signifie en effet vaisseau) coupée au deux tiers environ de sa longueur par une galerie transversale : Le transept qui forme les bras de la croix et est surmonté par le clocher. La nef est terminée à une extrémité par une partie en demi-cercle, l’abside ou le chevet, toujours tourné vers l’est, c'est-à-dire vers Jérusalem. L’entrée de l’église est placée au bas de la nef, face au maitre-autel. On la fit très haute, c’est le portail surmonté à l’intérieur par la tribune ou sont placés les orgues.  

 

 

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Ange Adorateur. XVII siècles, église Saint-Jean-baptiste

Les premières représentations d'anges sont dépourvues d'ailes, ces créatures d'essence spirituelle étant simplement nimbées de lumière. Le premier ange ailé est attesté au IV siècle. La fin du Moyen Âge et le Renaissance insistent dans leur figuration sur la grâce des traits et la beauté androgyne des silhouettes. Cet ange adorateur dénote une influence baroque: à emi dévêtu, ses bras sont largement ouverts.

 

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Ange d'Annociation. XVII siècles, église Saint-Jean-Baptiste

Le premier des deux anges qui se font pendant est en position de marche, le bras levé semblant tenir un objet, aujourd'hui disparu. Le bras gauche près du corps tient un phylactère dont le message a disparu, tout comme la polycromie de l'ensemble.

 

 

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Ange d'Annonciation. XVII siècles, église Saint-Jean-Baptiste

Ce second ange pose une main sur son coeur. Le drapé complexe et d'influence antique, de même que le traitement de la chevelure, atteste un classicisme soigné.

 

 

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Vierge à l'enfant. XVIII siècles, église Saint-Jean-Baptiste

La Vierge Marie, vêtue d'une robe dorée et couverte de l'habituel voile bleu, tient l'Enfant Jésus dans ses bras. Elle tourne la tête, alors que l'Enfant regarde droit devant lui. L'ensemble a été réalisé dans le même style que l'ange d'Annonciation. 

 

Photo_005.jpgSainte Agathe. XVIII siècles, église Saint-Jean-Baptiste

Sainte Agathe est représentée vêtue d'une robe rouge à bords dorés et d'un voile bleu drapé sur la jambe gauche. Elle tient dans ses mains, posé sur un plateau, le sein coupé qui son attribut. En effet, après avoir repoussé les avances du préfet romain de Sicile et conservé miraculeusement sa virginité au sortir du Lupanar où se dernier l'envoie, elle est suppliciée: attachée la tête en bas à une colonne, elle se voit les seins tordus puis arrachés à l'aide d'une tenaille. Guérie par la visite de Saint Pierre dans son cachot, elle est traînée sur des charbons ardents et meurt dans un cri de joie pour remercier Dieu. Comme souvent, le sein coupé représenté ici n'a fonction que d'attribut, puisque la sainte apparaît par ailleurs intacte. Agathe est la sainte patronne des nourrices.