La centrale électrique

centrale électriqueLorsque, après le pont de l'Aron, on tourne à droite pour prendre la direction de Champvert, on a vite fait de remarquer l'immensité des usines Kléber-Colombes. Mais arrivé au passage à niveau, on découvre également d'imposants bâtiments de brique rouge, d'une hauteur égale à trois étages, constitués de cinq nefs avec leurs pignons vitrés, le passant était habitué à voir cette imposante que l'on appelle " la centrale". Il s'agit en effet de l'ancienne centrale électrique (ou plutôt thermique pour employer le terme exact) qui a fourni Decize et sa région tout entière en électricité pendant tant d'années. Sa construction remonte 1919 et ne fut terminée entièrement qu'en 1923.

Trois turbines à vapeur et sept chaudières à charbon fournissaient le courant jusqu'à Luzy d'un côté et Garchizy de l'autre, fonctionnait à plein régime lorsque le barrage de Genissait, près de la frontière Suisse, n'était pas suffisamment haut pour alimenter ses propres turbines.

Cinquante presonnes travaillaient jour et nuit dans les immenses bâtiments qui appartenaient, au début, au groupe Schneider du Creusot (c'est à dire les houillières du bassin de Blanzy), puis, à une autre (Rhône et Jura), avant d'être définitivement acquise par l'Electricité de France qui en devenait donc le premier propriètaire légal.

Depuis, des coups sourds ont résonner au lieu dit "la Copine" où se trouvait la centrale. En effet, une sorte de grosse boule de fonte aciérée en forme de poire à été projetée par une grue contre les parois du bâtiment qui n'a pu que céder sous un tel impact. En effet, la boule pesait 1,8 tonnes. Mais suspendue en haut de son cable et avec l'inertie qui lui était donnée, la force de frappe était de l'ordre de 30 tonnes.

Inutile de dire que les murs de brique, aussi épais soient-ils se retrouvent vite à terre dans un nuage de poussière. Quant aux ouvrages de maçonnerie et de béton armé, ils sont comme désagrégés par cette boule dévastatrice.