La Copine

la Copine, jadis

Jusqu'en 1841, le charbon était acheminé à dos d'âne, puis par chariot jusqu'au port de la charbonnière à Saint-léger-des-Vignes et évacué par la Loire. Afin de faciliter la commercialisation, un autre mode de transport fut mis La Copineen place à partir de cette date. On a tendance à croire que le chemin de fer est né avec la vapeur ! mais bien avant, les hommes avait compris que circuler sur un chemin constitué de deux lignes parallèles, permettait de déplacer des charges beaucoup plus importantesavec un seul cheval. Des travaux furent entrepris à partir de 1841, partant du puits des Zagots, empruntant le vieux tunnel puis les cinqs écluses sèches, qui compensaient la forte déclivité du terrain, en passant par le lavoir du Pré Charpin, via le Rio gaillard jusqu'à la Copine sur une distance de voie principale de 6 380 mètres. Ce lieu, devenu le principal centre commercial des houillères, employait plus de quarante personnes. Là, le charbon transitait par le canal du Nivernais, le canal latéral à la Loire, par la ligne directe reliant le Creusot, ou alimentait les particuliers de la région. Ce n'est qu'en 1873, que la Compagnie Schneider remplaça les chevaux par des locomotives à vapeur (qui supprimeront les écluses sèches) tout en conservant le même tracé.


Quand les mines de La machine ont fermé et le charbon que la main de l'homme n'a pu atteindre va rester dans les entrailles de la terre. Toutes les intallations réalisées depuis des années sont maintenant inutiles et le port de La Copine, le long du canal du Nivernais a été déserté. Les eaux du bassin que ne fréquentent plus les péniches depuis plus de deux ans se couvrent de limon tandis que sur la terre ferme les herbes folles agrandissent leur domaine. Le sol en poussière de charbon est ingrat, mais peu importe, la végétation prend racine et recouvrira bientôt ce centre de départ du charbon après que les dernières installations restantes aient été démontées. Alors, on se souvient de l'animation qui régnait en ces lieux, l'attente des péniches qui repartaient chargées à ras bord vers Lyon, Nevers ou Paris alimenter les centrales thermiques. Le trafic fluvial a baissé progressivement pour s'arrêter après la transformation de la chaufferie du Banlay, à Nevers. Le trafic routier ou par voie de chemin de fer connaissait encore une certaine activité, mais aujourd'hui tout est terminé et dans quelques générations on ne souviendra même plus qu'il y avait un port charbonnier ici.